Mousquiri
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Début modeste pour le tournoi Mousquiri !

Le Tournoi National Atome Mousquiri de Richmond en est à sa 51e édition. En remontant dans le temps, plus précisément à l'automne 1963, les dirigeants de l'association sportive de Richmond, peu nombreux, jetèrent les bases pour organiser un tournoi de catégorie moustique (mousquito). Étant loin de s'imaginer que cette compétition connue, sous le nom de «Tournoi régional Mousquito», deviendrait un évènement sportif aussi grandiose.

L'année 1963 devait marquer l'histoire du hockey mineur non seulement de Richmond, mais de tous les Cantons de l'Est, puisqu'on décida d'organiser un premier tournoi de catégorie moustique sous le nom «Tournoi régional Mosquito». Les tournois de l'époque se résumaient à un seul soit le Tournoi international Pee-Wee de Québec.

Cette innovation représentait également un défi de taille pour les organisateurs puisqu'on devait prévoir les disponibilités des salles, la préparation des repas des joueurs, l'hébergement et le recrutement des bénévoles, pour assurer la présentation de ce tournoi dans l'étroitesse des anciens locaux du Colisée de Richmond. (Voir Histoire Aréna). Ces difficultés résolues, Roger Martel, Paul-Émile Lefebvre, Albert Dunn et Jean Dion investirent chacun 25 $ afin de mettre sur pied un fonds pour défrayer les premières dépenses. Suite à ces tâches premières, se sont joints des bénévoles aussi convaincus qu'Oscar Thibault, Lloyd Tibbits, Charles Gendreau, Jean Beaudoin et Arthur St-Sauveur.

Ce groupe de bénévoles avait le vent dans les voiles et la motivation plein le cœur La formation Mosquito de Richmond venait de balayer, pour une cinquième année consécutive, le championnat de sa catégorie en Estrie. Le Pee-Wee de Richmond devait atteindre la finale du tournoi de Québec, d'où l'idée de mettre sur pied un tournoi à l'image de celui de la Vieille Capitale.

On voulait donc préparer les équipes de la région à la compétition du tournoi Pee-Wee de Québec.. Finalement, un total de 13 équipes ont participé au premier tournoi régional Mosquito de Richmond se déroulant les 7 et 8 mars 1964. Les succès furent immédiats puisqu'au-delà de 1000 personnes assistèrent aux joutes du tournoi. Les organisateurs enregistrèrent un profit de 108 $...

Le comité organisateur, opérant dans une aréna offrant peu de commodités, devaient cependant restreindre le nombre d'équipes désireuses de participer au tournoi. D'ailleurs jusqu'en 1969, le nombre maximum d'équipes, que les organisateurs pouvaient accueillir, se chiffrait à 16. Les compétitions se déroulaient sur une période de trois jours.

Texte par Guy Marchand, Journaliste

Entrevoyant l'avenir avec optimisme, l'organisation fait ses preuves. Le tournoi était solidement érigé, on parle d'agrandir les cadres. En 1970, le comité organisateur reçoit, de la Fédération de hockey sur glace du Québec, le statut de tournoi provincial Moustique de Richmond.

Désormais, le tournoi prend une toute nouvelle tangente. Sous la présidence de Guy Thibault, le tournoi reçoit, pour la première fois, 20 équipes dont plusieurs de la région métropolitaine de Québec et de la région de la Mauricie. De plus, on présente deux classes, A et B ... L'année suivante, on accueille 32 équipes...

Avec une telle représentation des régions, le Tournoi Mosquito a bel et bien dépassé les cadres régionaux pour mériter à juste titre l'appellation de tournoi provincial. Richmond devient par le fait même, l'un des tournois de hockey mineur le plus populaire en province et devient le plus réputé pour la qualité de son organisation et par la qualité des équipes présentes.

Au milieu des années 70, les organisateurs doivent affronter d'autres défis afin de conserver la réputation d'excellence acquise au fil des ans. Face à la prolifération des tournois de même catégorie à travers la province et face à l'exiguïté des locaux de l'aréna, on n'accepte que 42 formations en 1974.

L'année 1975 s'avère un point tournant majeur dans l'histoire du tournoi., En effet, le tournoi se dote d'une mascotte (voir Histoire Mousquiri) dans le but de valoriser l'aspect humain de cette compétition qui regroupe annuellement des jeunes de 9-10 et 11 ans. Désormais, on axe le tournoi sur la participation de tous les joueurs. De plus, les mises en échec sont abolies et les joueurs sont honorés par la remise de médailles. Tout au long du tournoi,la fraternité et l'amitié sont mises en valeur .

La Fédération décide d'éliminer l'appellation Moustique pour Atome... En 1976, le tournoi devient le tournoi provincial Mousquiri de hockey atome de Richmond.

En 1977, 52 équipes inscrites au tournoi ont l'occasion d'évoluer dans une aréna nouvellement rénovée à la grande joie des organisateurs qui pouvaient maintenant œuvrer dans de meilleures conditions. On profite également de ce tournoi pour présenter un spectacle sur glace quotidien intitulé "Il était une fois Mousquiri" réalisé par Gilles Fontaine avec la collaboration du club de patinage artistique Les Tourbillons.

Lors du tournoi de 1978, on récidivaeavec un autre spectacle d'envergure afin de souligner de brillante façon le 15e anniversaire de cet événement sportif. À nouveau préparé et conçu par M. Fontaine, le spectacle intitulé «Mélodie = Mousquiri» qui met en vedette Les Tourbillons Cette présentation se veut une fantaisie musicale sur glace servant à commémorer cet anniversaire historique. Il est le plus vieux tournoi atome à se dérouler en province.

En 1979 à l'occasion du 16e anniversaire du tournoi, les organisateurs décident d'ajouter une classe Invitation afin de susciter plus d'intérêts parmi la population. La classe Invitation regroupe la formation de la ville hôtesse du tournoi en plus de représenter diverses régions du Québec.

Texte par Guy Marchand, Journaliste

Puis en 1980 suite à une décision de la Fédération répartissant un nouveau classement des équipes, le tournoi devait accueillir 7 classes différentes, AA-BB-CC-A-B-C et Invitation.

En 1982 le tournoi devait d'ailleurs recevoir un nombre record d'équipes participantes soit 80 formations pendant les 12 journées de la compétition.

En 1983 on souligna le 20e anniversaire par la réalisation d'un cahier souvenir de 16 pages, conçu par Guy Marchand.

En 1986 le tournoi devait franchir une autre étape importante en recevant le statut de tournoi national lui permettant ainsi de recevoir des équipes de l'extérieur de la province de Québec. Dès l'édition suivante soit à l'occasion de la 24e édition on recevait 3 équipes de l'Ontario et lors de la 25e édition.

En 1988, le tournoi accueillait ses 2 premières formations américaines en provenance de Boston et Edgewood au Rhode Island.

Désormais la popularité du tournoi devait s'étendre non seulement aux États-Unis mais aussi en Ontario, ce qui contribuera à rehausser le calibre présenté aux amateurs de hockey de Richmond et de la région.

Cette 25e édition a d'ailleurs été souligné avec beaucoup d'éclats puisque plusieurs activités figuraient au programme des festivités, présidé par René Thibault; spectacle pour enfant, feu d'artifice, parade de nuit dans les rues de la ville, concert symphonique, banquet avec le président des Canadiens Ronald Corey comme conférencier, soirée hommage à des anciens joueurs du tournoi, etc... Bref un tournoi et des fêtes mémorables.

Depuis lors, le tournoi poursuit sa progression et remporte de vifs succès annuellement; la recette est demeuréela même car malgré le fait que le tournoi ne reçoit l'aide financière d'aucun commanditaire majeur, les organisateurs peuvent compter sur l'encouragement et l'appui des commerçants, entreprises et particuliers de Richmond tant sur le plan financier, sportif et bénévole.

La qualité des équipes en présences et l'appui constant des villes voisines ont également contribué à cette réussite mais il ne faut pas oublier le dévouement et le dynamisme des milliers de bénévoles qui se sont succédés à l'organisation de ce tournoi qui a aussi été en mesure de compter sur des dirigeants aux idées avant-gardistes qui ont fait la renommée de ce tournoi qui voit défiler plus de 20000 personnes annuellement lors des deux premières semaines de février.

Texte par Guy Marchand, Journaliste